Je recopie la poésie de Maurice Carême en respectant la mise en page
Le cheval
Et le cheval longea ma page.
Il était seul, sans cavalier,
mais je venais de dessiner
Une mer immense et sa plage.
Comment aurais-je pu savoir
D’où il venait, où il allait ?
Il était grand, il était noir,
Il ombrait ce que j’écrivais.
J’aurais pourtant dû deviner
Qu’il ne fallait pas l’appeler.
Il tourna lentement la tête
Et, comme s’il avait eu peur
Que je lise en son coeur de bête,
Il redevint simple blancheur.
(Maurice Carême)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire